lundi 25 février 2008

J’ai vu le roi !

Pascal Airault

Pascal Airault travaille pour JA depuis fin 2003. Véritable touche-à-tout, il couvre l’actualité économique, politique et sociale de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale, mais aussi du Maroc et de certains pays d’Amérique latine.

« Allô ! Salut Pascal… J’ai le plan de l’année pour toi. Tu vas rencontrer le roi demain lors de l’inauguration des logements sociaux à Sidi Moumen, dans la périphérie de Casablanca. C’est une occasion unique de voir Sa Majesté. »

La proposition de mon interlocutrice, une amie dont je tairais le nom, me laisse incrédule de prime abord.

« Tu es vraiment sûre et certaine qu’on pourra lui parler. Je ne vais pas perdre mon temps ?

- Non, non, je t’assure, c’est un plan béton. Vous n’êtes que trois sur le coup, deux journalistes américains, dont une vedette du New York Times, et toi. »

Devant tant d’assurances, je finis par me laisser convaincre et chamboule tout mon emploi du temps. Un rendez-vous royal, ça ne se refuse pas.

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vendredi 23 novembre 2007

Mauvais signes

Hamid Barrada

Hamid Barrada a commencé à travailler chez Jeune Afrique en 1972. Rédacteur en chef délégué, il couvre l’actualité du monde arabe et accorde naturellement une attention toute particulière à son pays, le Maroc.

Il m’est arrivé plus d’une fois de rencontrer les dirigeants du Parti de la justice et du développement (PJD). J’ai surtout eu l’occasion d’interviewer le Dr Saad Eddine Othmani, le secrétaire général. L’an dernier, il s’était obligeamment déplacé à Casablanca et m’avait accordé un long entretien de six heures.

Début novembre, je me suis rendu pour la première fois au siège du parti, à Rabat. Premier constat qui ne manque pas de sel : nos islamistes ont élu domicile dans… une impasse !

A l’intérieur, des jeunes s’affairent. Filles enturbannées et garçons souvent imberbes. Une ambiance militante qui rappelle celle qui régnait jadis dans des locaux de la gauche...

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jeudi 2 août 2007

Je ne suis pas machiste

Farid Alilat

Farid Alilat est journaliste à Jeune Afrique depuis octobre 2004. Il couvre l'actualité de l'Afrique du Nord et s'intéresse plus particulièrement à celle de l'Algérie.

Certains lecteurs possèdent une mémoire d’éléphant. Je l’ai vérifié à mes dépens lors de mon passage au Maroc pour couvrir le Festival international du raï qui s’est tenu du 19 au 21 juillet à Oujda, cette ville que mes compatriotes considèrent, à tort, comme la « plus algérienne des villes marocaines ».

Au cours d’un dîner à l’hôtel Atlas Orient, un charmant établissement qui vous offre la possibilité d’échapper à la fournaise de l’été oujdien (40 degrés à l’ombre), Nawal, membre de l’équipe organisatrice du festival, m’apostrophe en me fixant droit dans les yeux.

« Farid Alilat ? C’est bien vous qui avez écrit dans Jeune Afrique que les femmes marocaines ont la cuisse légère, qu’elles sont bonnes vivantes et portées sur la magie noire et la sorcellerie. J’ai de la peine pour vous Mon Cher Monsieur. J’espère que votre séjour ici au Maroc vous permettra de réviser vos classiques sur les Marocaines », me dit-elle le plus sérieusement du monde.

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