Couvrir une élection à risques fait partie du métier de journaliste. En débarquant à Libreville à la veille de la présidentielle du 30 août dernier, les hommes de médias avaient conscience que le Gabon était potentiellement un « point chaud » du continent. Il n’y avait qu’à écouter la violence des discours de campagne à la radio, regarder les foules crier victoire avant même que le scrutin ne se tienne pour s’inquiéter de cette cocotte-minute sous pression que semblait devenir ce pays d’Afrique centrale. Dans la perspective de vivre des moments difficiles, il a donc fallu s’organiser.

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