Je le savais déjà : les samedis sont consacrés aux travaux collectifs d’assainissement à Bujumbura, la capitale du Burundi. De 7 h à 10 h 30, bureaux et commerces sont fermés, la circulation des automobiles quasiment interdite.

Tout le monde est censé s’occuper de la propreté de la ville, selon la volonté du président Pierre Nkurunziza, qui s’inspire de l’exemple de son voisin rwandais. Après plus d’une décennie de guerre, Bujumbura laisse à désirer : rues en mauvais état, immondices qui s’accumulent…

Mais ce samedi, au troisième jour de mon séjour, je remarque une chose : la plupart des habitants de la capitale, plutôt que de s’adonner à l’amélioration de l’environnement, ont préféré rester chez eux.

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