Beyrouth, capitale des belles carrosseries
Pour avoir un aperçu du très haut de gamme de la production automobile mondiale, les salons de Genève ou Paris sont très indiques. En dehors de ces temps forts du calendrier, on peut également se rendre toute l’année a Beyrouth, la « Monaco du Proche-Orient » qui, au moins sous l’angle mécanique, mérite toujours son surnom.
Certes, la guerre (1975-1990) puis l’invasion israélienne, ajoutées a la flambée de l’or noir, ont eu raison d’une bonne partie du parc automobile qui a notamment vu disparaitre les limousines américaines qui faisaient la joie des régisseurs de cinéma, notamment pour les films d’espionnage des années 70. Certes, beaucoup de voitures en circulation sont terriblement délabrées (parfois réparées avec de la ficelle ou du ruban adhésif pour faire tenir les éléments de carrosserie ronge par la corrosion). Mais Beyrouth aujourd’hui c’est aussi une incroyable concentration de voitures d’exception : Ferrari F40, Lamborghini Countach , Jaguar XK, Bentley Mulsanne, Rolls Royce Corniche, Aston Martin Vantage, Mercedes Maybach se frayent un chemin devant les restaurants chics, le Casino du Liban ou la plage d’Edde Sands entre les Audis Q7, BMW X6, Ranger Rover et autres Porsche Cayenne. Beaucoup de ces véhicules d’exception sont immatricules hors Liban : Arabie Saoudite, Koweït, Syrie ou Jordanie.
Même constat pour les deux roues avec une solide part de marche pour Harley Davidson. Le 4 octobre, ils n’étaient pas moins de 300 bikers venus des pays de la région pour se retrouver sur la place des martyrs après une expédition dans la montagne libanaise.
A l’image du Fouquet’s sur les Champs Elysées a Paris, ou les limousines immatriculées a l’étranger semblent bénéficier d’étonnants passe-droit leur permettant désormais de se garer en triple file sans peur d’une contravention, les carrosses de Beyrouth ont la possibilité de se garer presque dans les halls des nombreux palaces de la capitale libanaise. Les voitures plus classiques sont tenues a l’écart, vitrine oblige… Chaque établissement de standing dispose par ailleurs d’un service de voituriers appelés « valets ». Finalement, Beyrouth mérite aussi son second surnom : le « Paris du Levant ».
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