Avec des croyances profondément ancrées dans l’imaginaire populaire, il n’en fallait pas plus pour que ces mascottes deviennent les nouveaux symboles des malheurs chinois. Jingjing, le panda est accusé d’avoir provoqué le tremblement de terre au Sichuan (l’animal y vit). Yingying, l’antilope du Tibet aurait généré les troubles des Tibétains à Lhassa. Huanhuan, la flamme a été tenue responsable des heurts sur le parcours de la torche. Enfin, Nini l’hirondelle a été associée à la catastrophe ferroviaire de Shandong. Et l’on s’attendait même au pire pour les JO qui se sont heureusement bien déroulés. Actuellement, les autorités se sont trouvé un nouvel ambassadeur, Haibao, pour faire la promotion de l’exposition universelle de Shanghai du 1er mai au 31 octobre 2010.
Formée à partir du caractère "Ren" (l'être humain), cette mascotte signifie « Trésor des quatre coins du monde ». De haute taille, de couleur bleue, des cheveux en forme de vague, des contours arrondis, le pouce vers le haut, elle symbolise parfaitement la grande mégapole côtière et économique du pays engagée dans une course effrénée vers le progrès. Le rêve de la majorité des jeunes chinois de 20 ans est d’y habiter, d’y travailler dans une société étrangère et d’avoir accès à la société de consommation. Mais rares sont les élus, et la compétition féroce, des bancs de l’école aux bureaux de l’entreprise, puisque plus de 90 % de la population y touche moins de 200 euros par mois dans une ville réputée pour être l’une des plus chères. Le thème de cette exposition « une meilleure ville pour une meilleure vie » n’a jamais été autant d’actualité.