Économiser 1 242 euros pour seulement deux heures et demie de vol en plus paraît assez intéressant. Du coup, il y a peu, j’ai embarqué à bord d’un Boeing 737 de la RAM pour rejoindre la capitale ivoirienne où je suis arrivée après… 32 heures de voyage. Un record ! Le vol reliant l’aéroport d’Orly à Casablanca étant retardé d’une heure trente, la correspondance ne pouvait plus être assurée avant le lendemain. Résultat une escale forcée de vingt-quatre heures à Casablanca. Outre les désagréments d’un tel retard (fatigue, rendez-vous professionnels annulés…), le plus pénible aura sans doute été de devoir batailler ferme pour que la compagnie accepte de loger dans un hôtel convenable les passagers en errance. Et qu’elle intervienne auprès des autorités compétentes pour que ceux qui avaient besoin d’un visa pour fouler le sol marocain puissent obtenir un laissez-passer spécial pour rejoindre leur hôtel. Mais surtout pendant ces six longues et interminables heures de négociations, impossible d’obtenir un verre d’eau pour une passagère enceinte ! Une situation exceptionnelle ? Certains passagers, hélas, affirmaient le contraire.