Pour les habitants du monde rural, l’accès à l’eau est donc un problème majeur. C'est là qu’intervient Eric Besson. Il a inauguré une pompe d’eau, construite grâce à l’association des Capverdiens d’Amiens, et qui approvisionne plus de 400 personnes. Aujourd’hui, 500 000 capverdiens vivent hors que de leur pays, qui compte 400 000 habitants. Les transferts d’argent effectués par la diaspora tournent autour de 80 millions d’euros par an et représentent près de 10% du PIB. Très mobilisés, ces émigrés -dont les plus importantes communautés se trouvent au Portugal et aux Etats-Unis- ne cessent d’organiser réunions et colloques à travers le monde pour financer des projets concrets de développement, notamment dans le domaine de l’accès à l’eau potable ou de l’éducation. Reste à espérer que la crise ne vienne pas freiner leurs louables ambitions. A l’heure où l’on parle beaucoup de l’immigration sous l’angle répressif, au travers des expulsions ou de la situation des sans papiers, il est important de mettre aussi en avant le rôle des émigrés dans le développement de leur pays d’origine. Et sur ce plan, la diaspora capverdienne fait figure d’exemple à suivre.