Cette dernière n’a pas apprécié en effet que l’ANC s’empare le mois dernier de Madiba, son nom de clan, et le fasse participer à un meeting politique. La Fondation s’est inquiétée de la santé de Mandela, qui d’habitude « commence à se préparer pour aller dormir vers 17 heures ». Le parti n’aurait pas non plus pris les mesures de sécurité nécessaires. « Balivernes ! », répond l’ANC, qui assure que le vieil homme était là de son plein gré et dans les meilleures conditions.
Pathétique bataille d’héritiers autour d’une icône qui mérite mieux au crépuscule de sa vie. Mandela est fatigué. Encore une fois, la Fondation a du rappeler début mars, que l’ancien président était « en retraite de la retraite », qu’il essaie de se consacrer à sa famille et à quelques œuvres humanitaires qui lui tiennent à cœur.
Chaque mois il reçoit jusqu’à 4.000 messages, dont une grande partie de sollicitations, pour présider un évènement, honorer de sa présence un colloque, une conférence, apposer sa signature sur une pétition, apporter son soutien à telle ou telle cause et, évidemment accorder une audience et poser pour la photo. Celle que tout le monde veut : Moi et l’icône planétaire, l’homme le plus respecté au monde en ce début de Xxe siècle. La Fondation, sa secrétaire personnelle, Zelda Lagrange, son épouse, Graça Machel, essaient de le protéger, de lui laisser le temps enfin de ne rien faire, de profiter de ce qui lui a manqué le plus : la vie de famille. Epargnez-lui, enfin, les contraintes, les pressions, les mesquineries politiques, rendez-le aux siens !
Libérez Mandela !