Devant les corps constitués, les autorités religieuses, les parlementaires, les membres du gouvernement arborant un petit badge à son effigie, le chef de l’Etat équatoguinéen a surtout profité de l’occasion pour livrer une charge à l'encontre de certains opérateurs dont le mérite fut de revigorer l’auditoire accablé de chaleur.
« Les sociétés comme celles-ci construisent ce port sont une chance pour l’Afrique. Elles s’installent dans notre pays, développent des activités, créent des milliers d’emplois Â». Et de poursuivre. « Je dénonce les sociétés étrangères qui pillent l’Afrique. Les concessionnaires portuaires qui n’en veulent qu’à notre argent en nous imposant des tarifs exorbitants avant de plier bagages. Les directeurs de ces sociétés ne sont que des bandits et des corrupteurs ! Â».
Alors que tout le monde s’empresse de contempler ses chaussures, le représentant d’un transitaire espagnol se lève brusquement et quitte l’estrade. A cet instant, il est le seul à savoir de quoi il retourne exactement.

Viva la Guinea Ecuatorial !

Et à l’assemblée de répondre à l’unisson : Viva !