Bref, nous nous sommes rattrapés avec une actualité bien plus festive : la finale de la Coupe féminine d’Afrique des Nations (CAN), que la Guinée organisait du 15 au 29 novembre. Il s’agissait là du premier événement d’importance dans l’histoire de l’ancienne colonie espagnole qui doit recevoir la Can  masculine en 2012, conjointement avec Gabon. La Guinée avait mis les petits plats dans les grands pour réussir ce test grandeur nature et accueillir cette compétition… qu’elle a remportée contre l’Afrique du Sud par deux buts à un. Atmosphère festive donc, mais aussi pleine de rumeurs.

Car la guerre des ondes menée au micro par les journalistes passionnés a rapidement cédé la place à celle des sexes. Malveillance délibérée ? Jalousie mal placée de la part de certains pays déçus d’avoir été sortis avant l’heure ? Vérité invérifiable sinon à mettre tout le monde nu ? Toujours est-il que l’équipe nationale des « Nzalang Girls Â» a été accusée par quelques langues de recourir à des hommes. Deux frères auraient notamment occupé les postes d’ailiers.

Il y avait certes de part et d’autres beaucoup de muscles et peu de poitrine… Pour certaines d’entre elles, une pilosité prononcée sur des tablettes de chocolat impressionnantes d’harmonie n’a d’ailleurs pas manqué d’interpeller. Est-ce parce qu’elles pratiquent un sport d’ordinaire dévolu aux hommes, que ces footballeuses ne remplissaient pas tous les critères de la féminité ? « C’est ridicule. Toutes les sportives de haut-niveau sont musclées de la sorte Â», commente en coulisse un observateur.

Une rumeur donc et qui le restera. Aucun démenti, ni aucun communiqué de la Confédération africaine de football (Caf) comme du côté des autorités qui ont préféré ne pas donner suite. Nous restons donc sur l’image d’un match agréable sans être révolutionnaire en attendant de suivre la Can masculine, qui risque à n’en pas douter de soulever moins de commentaires.
Sauf à ce qu’une équipe recoure à des femmes…