Une fois dans son bureau, elle s'attarde sur une immense fresque au mur qui représente le monde à l'époque coloniale. En lieu et place de la Kabylie, on peut voir une femme nue à la poitrine généreuse. « C'est mon ancêtre qui fait du topless Â», plaisante la ministre kabyle.

Décontractée et souriante, Fadela Amara se prête volontiers au jeu de la vérité deux heures durant, sans détour ni réticence. Visiblement, elle dit tout ce qu'elle pense de Sarkozy, de "ses soeurs" au gouvernement (Rachida et Rama), de la gauche, de ses coups de gueule, de son avenir, etc.

Puis vient le temps de la dernière question, plus personnelle : « Et les hommes dans tout ça ? Â». Elle fait alors semblant de ne pas comprendre, puis esquive. Les magnétos sont stoppés, l'interview est terminée et soudain, en "off", Madame la Ministre murmure : « Il y a bien quelqu'un dans ma vie... que je kiffe ! Â».

On n’en saura pas plus.