Euphémisme : l’atmosphère s’alourdit.

Des dizaines de kilomètres de bouchons se forment à Alger, intra et extra muros. L’humeur des automobilistes s’en ressent.

Usines et banques, administration et entreprises sont au bord de la paralysie. Ouvriers, fonctionnaires et employés sont bloqués dans la circulation.

Quant aux établissements scolaires, ils ne peuvent disposer de la totalité des enseignants. La présence de l’ensemble des élèves est, elle aussi, des plus aléatoires.

Non, décidément, Alger ne chante pas sous la pluie… Il faut dire que les Algérois vivent encore le traumatisme des inondations de Bab el Oued, quartier populaire et emblématique de leur cité. Le 7 novembre 2001, des pluies diluviennes avaient causé une véritable tragédie : plus de 700 victimes et près d’un milliard de dollars de dégâts.

Quant au déluge actuel, il est en train de faire beaucoup de dégâts. Les pluies diluviennes ont déjà causé la mort de deux personnes à Alger.