mercredi 28 novembre 2007

Alger ne chante pas sous la pluie

Cherif Ouazani

Cherif Ouazani est journaliste à Jeune Afrique depuis 1995. Rédacteur en chef adjoint de l’hebdomadaire, il couvre – entre autres - l’actualité des pays du Maghreb.

Les fortes averses de novembre réussissent rarement à la ville blanche. Alger perd son éclat dès que la pluviométrie s’affole et que le ciel déverse, en quelques minutes, autant de millimètres d’eau que la moyenne mensuelle habituelle.

Le système d’évacuation des eaux de ruissellement est très vite saturé, les canalisations explosées et les quartiers inondés.

La blancheur d’Alger laisse alors place à un ocre boueux qui envahit l’espace et le quidam, l’avenue et les magasins, les voitures et les piétons.

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vendredi 23 novembre 2007

Mauvais signes

Hamid Barrada

Hamid Barrada a commencé à travailler chez Jeune Afrique en 1972. Rédacteur en chef délégué, il couvre l’actualité du monde arabe et accorde naturellement une attention toute particulière à son pays, le Maroc.

Il m’est arrivé plus d’une fois de rencontrer les dirigeants du Parti de la justice et du développement (PJD). J’ai surtout eu l’occasion d’interviewer le Dr Saad Eddine Othmani, le secrétaire général. L’an dernier, il s’était obligeamment déplacé à Casablanca et m’avait accordé un long entretien de six heures.

Début novembre, je me suis rendu pour la première fois au siège du parti, à Rabat. Premier constat qui ne manque pas de sel : nos islamistes ont élu domicile dans… une impasse !

A l’intérieur, des jeunes s’affairent. Filles enturbannées et garçons souvent imberbes. Une ambiance militante qui rappelle celle qui régnait jadis dans des locaux de la gauche...

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jeudi 15 novembre 2007

Chiffre maudit

Tshitenge Lubabu M. K.

Journaliste à Jeune Afrique depuis juin 2006, Tshitenge Lubabu M. K. couvre essentiellement l'Afrique centrale, la culture en général et la région des Grands Lacs où il adore parler le swahili.

Le 30 octobre, vol de nuit Brussels Airlines Kigali-Bruxelles via Nairobi. Peu après avoir décollé de la capitale kenyane, le dîner est servi. « Que voulez-vous manger, monsieur ? Poulet ou poisson ? », me demande l’une des hôtesses d’une voix très professionnelle.

J’opte pour le tendre volatile. Un plateau est rapidement posé sur ma tablette. J’attaque par la salade proposée en entrée. Deux fourchettées (permettez le néologisme !) et… plus rien.

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