Un "nouveau riche" Ã Kigali
En mission au Rwanda en septembre, j’avais décidé d’écrire un article sur les artistes de Kigali.
Première contrariété, à défaut de me faire rencontrer des artistes, mon guide m’a plutôt conduit au village des artisans !
Ensuite, le taxi que j’ai pris pour m’y rendre a jugé bon de me déposer en pleine cour, me laissant à la merci de plusieurs dizaines de paires d’yeux. Chacun, j’imagine, se demandait qui je pouvais bien être.
Quel dommage ! Moi qui voulais passer incognito, c’était vraiment raté !
Première contrariété, à défaut de me faire rencontrer des artistes, mon guide m’a plutôt conduit au village des artisans !
Ensuite, le taxi que j’ai pris pour m’y rendre a jugé bon de me déposer en pleine cour, me laissant à la merci de plusieurs dizaines de paires d’yeux. Chacun, j’imagine, se demandait qui je pouvais bien être.
Quel dommage ! Moi qui voulais passer incognito, c’était vraiment raté !
Au bout d’une demi-heure, de plus en plus agacé, je décide de quitter les lieux, toujours accompagné par mon guide, un jeune camarade rwandais. Je lui explique une chose : plus question d’appeler un taxi, c’est à pied que nous allons arpenter les collines de la capitale.
Aussitôt dit, aussitôt fait. L’exercice en vaut la chandelle : il permet de brûler bon nombre de calories. La marche se poursuit et je découvre de nouveaux quartiers.
Mais une chose m’intrigue malgré tout : les regards interrogateurs de la plupart des gens que je croise. Même ceux qui roulent dans de belles voitures manifestent la même curiosité.
N’en pouvant plus, je demande à mon guide de me dire ce qui se passe. Le plus tranquillement du monde, il me donne une réponse inattendue : « Tu n’as pas compris ? Les gens se posent beaucoup de questions sur ton compte. Pour eux, avec ton costume en lin, tes lunettes, ton allure, tu es un homme riche. Ils ne comprennent pas pourquoi tu n’es pas au volant de ta voiture. Ils s’imaginent qu’elle est peut-être tombée en panne et que tu vas chercher un mécanicien. Si ce n’est pas le cas, ils sont convaincus que tu fais honte à la classe sociale à laquelle tu appartiens. »
Ma première réaction a été un énorme éclat de rire. Riche, moi ? Allons, donc ! Depuis quand l’habit fait-il le moine ?
Camarades riches de Kigali, faites comme moi : marchez, marchez, je vous en conjure. C’est bon pour la santé.
Commentaires
1. Le dimanche 21 octobre 2007 à 10:05, par Leon Kapo
2. Le mardi 23 octobre 2007 à 15:40, par kandof
3. Le mardi 23 octobre 2007 à 17:24, par Peter
4. Le mercredi 24 octobre 2007 à 13:06, par Pacifique
5. Le mardi 30 octobre 2007 à 15:33, par Guy BONY
6. Le dimanche 4 novembre 2007 à 09:54, par Mpenzi
7. Le mercredi 9 janvier 2008 à 23:51, par msafiri
8. Le mercredi 19 mars 2008 à 09:50, par madjambere
9. Le mercredi 26 mars 2008 à 01:22, par Sir clem
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