Tribulations dans le métro de Tunis
De passage récemment dans la capitale tunisienne, j’ai pu voir l’incroyable transformation des rues et des boulevards, en particulier celle de l’avenue Habib Bourguiba, avec ses terrasses de café, sa voie centrale piétonnière, ses galeries commerçantes, ses hôtels de charme, ses restaurants. Je ne reconnais même plus le quartier Lafayette, où j’ai pourtant vécu lorsque j’étais étudiant.
Comment m’y rendre de façon pratique et pour pas cher ? Une solution, le métro-léger de Tunis. Ici, le métro roule, comme l’ancien tramway, sur les voies autrefois occupées par les voitures. Il ne passe pas dans un tunnel, comme le Tube de Londres ou le métro parisien.
Le train se voit bien, surtout depuis qu’il est entièrement bariolé de publicité. Il l’est même tellement que l’on distingue à peine le numéro ou la destination de la ligne.
Comment m’y rendre de façon pratique et pour pas cher ? Une solution, le métro-léger de Tunis. Ici, le métro roule, comme l’ancien tramway, sur les voies autrefois occupées par les voitures. Il ne passe pas dans un tunnel, comme le Tube de Londres ou le métro parisien.
Le train se voit bien, surtout depuis qu’il est entièrement bariolé de publicité. Il l’est même tellement que l’on distingue à peine le numéro ou la destination de la ligne.
Je me rends donc à la station principale de Tunis, en face de la gare ferroviaire. Je cherche un plan, une carte du réseau ou un simple tracé de lignes. En vain. Je ne vois que des usagers, très nombreux et trop pressés, se bousculer dans les couloirs pour monter dans le train les yeux fermés. Ah, les veinards !
Pour aller à Lafayette, je suis contraint de demander au guichetier quelle direction, quelle ligne, quel quai prendre et à quelle station descendre. Je paie 450 millimes (0,26 euro) le ticket et j’obtiens les précieux renseignements : ligne 2, station Mandela.
Si tout le monde était comme moi, l’agent de Transtu (la Société des Transports de Tunis) passerait tout son temps à faire le guide !
Je monte enfin dans le métro, et je cherche le tracé de la ligne avec le nom des stations. Rien, pas la moindre affiche au-dessus des portes ou sur les côtés. Je dois interroger un usager – et un connaisseur – pour savoir où se situe la station Mandela. Réponse : « Après République ». Je ne suis pas beaucoup plus avancé…
La rame est bondée. Une mendiante défile, un bébé dans les bras. Suivi par un quêteur qui fait une collecte pour la construction d’une mosquée, un Coran à la main. Je reste sur mes gardes.
"Mandela" arrive enfin. Ouf ! C’est décidé, je ne prendrai plus jamais le métro à Tunis. J’attendrais que les dirigeants de Transtu, qui sont fiers « d’une tradition de plus de 130 ans », viennent à Paris s’inspirer de la RATP.
Commentaires
1. Le lundi 15 octobre 2007 à 22:53, par DHAFER MAALAOUI
2. Le lundi 10 décembre 2007 à 13:43, par chris
3. Le vendredi 18 avril 2008 à 12:22, par Ali
4. Le vendredi 27 juin 2008 à 21:21, par acteon
5. Le mercredi 2 juillet 2008 à 13:18, par Zouheir
6. Le vendredi 5 septembre 2008 à 04:54, par Ameida
7. Le jeudi 26 mars 2009 à 17:08, par allal
8. Le jeudi 7 mai 2009 à 12:32, par hannibal
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