Celui qu’ils ont dû le plus travailler, c’est certainement ce geste croisé : un membre des Forces nouvelles qui remet une arme à Laurent Gbagbo tandis qu’un membre des Forces de défense et de sécurité en tend une à Guillaume Soro. Sur une estrade, en silence, ou presque. Tout était prévu pour l’émotion et la photo souvenir.

Ce qui ne l’était pas en revanche, c’est cette soudaine détonation et les flammes hautes qui l’ont suivie, quelques secondes après que les deux nouveaux amis ont allumé le tout symbolique brasier des armes. Voilà qui a suffi à faire fuir le troupeau de journalistes agglutinés autour du brasier, dont je faisais partie.

Mais rien de grave en réalité, probablement des munitions qui, au contact du feu, ont eu envie de lâcher leur dernier souffle. Ou un deus ex machina venu rappeler aux deux héros du jour que l’on n’éteint pas tout avec des symboles…