Je zappe : c'est l'heure des infos congolaises en swahili et en lingala, deux des langues nationales les plus parlées. Passons.

A la troisième chaîne, on diffuse un téléfilm nigérian doublé en lingala par une seule voix off ! Le type fait toutes les voix, femmes et enfants compris. Zapping rageur.

Et là, c'est un pasteur évangélique qui hurle la bonne parole devant une assemblée en transe. Je décide de revenir à la première chaîne où, raisonnablement, on doit en avoir fini avec la pub. Peine perdue.

Un écran noir m'attend, barré du titre « communiqué Â». En fond sonore, une voix compassée déroule le programme des obsèques d'un quidam ! Voilà qu'elle se prend pour la radio !

Déprimé, je décide d'aller me plaindre chez les confrères de la télé du service public. Las ! L'immeuble d'une vingtaine d'étages n'a pas un seul ascenseur en état de marche. Ecœuré, je rentre à l'hôtel, commande une Primus et me branche sur Radio Okapi.