Un samedi à Bujumbura
Je le savais déjà : les samedis sont consacrés aux travaux collectifs d’assainissement à Bujumbura, la capitale du Burundi. De 7 h à 10 h 30, bureaux et commerces sont fermés, la circulation des automobiles quasiment interdite.
Tout le monde est censé s’occuper de la propreté de la ville, selon la volonté du président Pierre Nkurunziza, qui s’inspire de l’exemple de son voisin rwandais. Après plus d’une décennie de guerre, Bujumbura laisse à désirer : rues en mauvais état, immondices qui s’accumulent…
Mais ce samedi, au troisième jour de mon séjour, je remarque une chose : la plupart des habitants de la capitale, plutôt que de s’adonner à l’amélioration de l’environnement, ont préféré rester chez eux.
Tout le monde est censé s’occuper de la propreté de la ville, selon la volonté du président Pierre Nkurunziza, qui s’inspire de l’exemple de son voisin rwandais. Après plus d’une décennie de guerre, Bujumbura laisse à désirer : rues en mauvais état, immondices qui s’accumulent…
Mais ce samedi, au troisième jour de mon séjour, je remarque une chose : la plupart des habitants de la capitale, plutôt que de s’adonner à l’amélioration de l’environnement, ont préféré rester chez eux.
Pour les femmes, me souffle un ami, c’est une aubaine car elles peuvent, au moins pendant trois heures, garder leurs hommes au lit. Ces derniers, ajoute l’ami, sortent beaucoup entre eux, le temps de prendre un verre.
Les heures passent. Quand ils rentrent, enfin, fourbus de fatigue, ils sont incapables d’ « assurer », toujours selon mon ami, visiblement de mauvaise foi.
Comme si cela ne suffisait pas, certains Rwandais, pince-sans-rires et profitant des problèmes politiques conjoncturels à Bujumbura, affirment la main sur le coeur que des Burundais leur auraient dit ceci : « S'il vous plaît, prêtez-nous votre président Paul Kagamé pour un mois afin qu'il vienne remettre de l'ordre chez nous ! » Quels farceurs, ces Rwandais !
Les heures passent. Quand ils rentrent, enfin, fourbus de fatigue, ils sont incapables d’ « assurer », toujours selon mon ami, visiblement de mauvaise foi.
Comme si cela ne suffisait pas, certains Rwandais, pince-sans-rires et profitant des problèmes politiques conjoncturels à Bujumbura, affirment la main sur le coeur que des Burundais leur auraient dit ceci : « S'il vous plaît, prêtez-nous votre président Paul Kagamé pour un mois afin qu'il vienne remettre de l'ordre chez nous ! » Quels farceurs, ces Rwandais !
Commentaires
1. Le samedi 14 juillet 2007 à 17:21, par kerzazi rachid
2. Le mardi 25 septembre 2007 à 11:56, par Marabi
3. Le mercredi 10 octobre 2007 à 13:29, par will.i.am
4. Le lundi 26 novembre 2007 à 23:35, par mlaurent
5. Le mercredi 20 février 2008 à 17:14, par nkuda
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