mercredi 25 juillet 2007

Nouakchott by night

Marianne Meunier

Marianne Meunier est journaliste à Jeune Afrique depuis novembre 2005. Elle suit plus particulièrement l’actualité de la Mauritanie et du Nigeria.
 

Les étrangers disent que le soir à Nouakchott il n’y a rien à faire. D’une certaine manière, c’est vrai. Les « trottoirs », en sable pour la plupart, se vident et il est quasiment impossible de trouver un taxi.

Mais pour aller où de toute façon ? Dans la dizaine de restaurants de la ville ? Là, vous êtes sûr de rencontrer dans la même soirée au moins un homme politique, un homme d’affaires et un intellectuel, ce qui, en Mauritanie, se retrouve d’ailleurs souvent en une seule personne.

Pour le journaliste qui veut remplir son carnet d’adresses, c’est bien. Mais pour la « source » avec qui vous dînez et qui tient à rester discrète, c’est ennuyeux. Car à Nouakchott les rumeurs vont très vite.

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vendredi 20 juillet 2007

Zut ! J'ai allumé la télé congolaise !

Georges Dougueli

Georges Dougueli est journaliste à Jeune Afrique depuis juillet 2006. Il aime voyager et effectuer des reportages en Afrique subsaharienne.
 

Même à l'étranger, je reste un accroc du petit écran. Naturellement, à peine arrivé à Kinshasa, en RDC, j'ai allumé la télé...

Manque de pot, je tombe sur une plage de pub. Alors j'attends qu'elle passe pour découvrir les programmes. Mais ça n'arrête pas et, forcément, ça attire mon attention.

De spot en spot, je me rends compte que deux brasseurs locaux se sont partagé les chanteurs de ndombolo autour de « Primuuus, la seule vraie bière ! » et « Skoool la bière qui restera ».

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mardi 17 juillet 2007

Tunis, le 11 juillet : Cops, Sea & Sun

Samy Ghorbal

Samy Ghorbal est journaliste à Jeune Afrique depuis janvier 2005. La politique et le Maghreb figurent parmi ses domaines de prédilection.
 

Ce soir, j’ai vu le grand chef gaulois Nicolas Sarkozy – je faisais partie de la délégation de journalistes qui l’accompagnaient pendant sa mini tournée maghrébine.

L’organisation a eu la « bonne » idée de nous installer dans un bel hôtel de la côte, le Renaissance, luxueux mais loin de tout.

On repart demain matin, j’ai fini ma journée, il est minuit trente, je veux humer l’air de la banlieue, ne serait-ce qu’une heure ou deux, avant de retourner dans ma grisaille parisienne.

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jeudi 12 juillet 2007

Les secrets des sommets

Elise Colette

Elise Colette est journaliste à Jeune Afrique depuis janvier 2002. Après avoir parcouru une bonne partie du continent, elle couvre désormais l'Afrique subsaharienne et les grandes réunions internationales.

Quand je suis rentrée, les collègues m’ont demandé :
« Alors, le Ghana, c’est beau ?
- Le Ghana ? Quel Ghana ? »

Je viens de passer une semaine à Accra, où se tenait le sommet de l’Union africaine, mais de la capitale ghanéenne, je n’ai guère vu que le Centre de conférences, les bouchons interminables sur les routes et des chambres d’hôtels au mieux impersonnelles, au pire sans eau chaude ni Internet.

La consoeur journaliste qui m’a attirée dans un bouge impensable à Spintex Road, un faubourg d’Accra, a sérieusement intérêt à me payer un bon resto, sinon je lui verse du ketchup dans son sac à main…

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lundi 9 juillet 2007

Un samedi à Bujumbura

Tshitenge Lubabu M. K.

Journaliste à Jeune Afrique depuis juin 2006, Tshitenge Lubabu M. K. travaille essentiellement sur la région des Grands Lacs. Il adore parler swahili au Rwanda et au Burundi.

Je le savais déjà : les samedis sont consacrés aux travaux collectifs d’assainissement à Bujumbura, la capitale du Burundi. De 7 h à 10 h 30, bureaux et commerces sont fermés, la circulation des automobiles quasiment interdite.

Tout le monde est censé s’occuper de la propreté de la ville, selon la volonté du président Pierre Nkurunziza, qui s’inspire de l’exemple de son voisin rwandais. Après plus d’une décennie de guerre, Bujumbura laisse à désirer : rues en mauvais état, immondices qui s’accumulent…

Mais ce samedi, au troisième jour de mon séjour, je remarque une chose : la plupart des habitants de la capitale, plutôt que de s’adonner à l’amélioration de l’environnement, ont préféré rester chez eux.

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