Par Tshitenge Lubabu M. K.,
jeudi 25 juin 2009 à 17:30 :: Tchad
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Journaliste à Jeune Afrique depuis juin 2006, Tshitenge Lubabu M. K. travaille essentiellement sur la région des Grands Lacs. Il adore parler swahili au Rwanda et au Burundi.
Les férus de littérature ne vont pas tarder à se rendre compte que ce titre n'est pas tout à fait de moi. Il m'a été inspiré par Joseph Brahim Seid, l'un des pionniers des lettres tchadiennes d'expression française. Il a publié en 1962, chez Présence africaine, un recueil de contes intitulé Au Tchad sous les étoiles. Les contes sont l'une des choses les plus partagées par toutes les cultures du monde. En Afrique, comme ailleurs, avant d'être écrits, ils ont appartenu à la littérature orale, vieille comme l'humanité. Ils sont l'une des composantes fondamentales de la mémoire collective. Sur le continent, ce sont les Anciens qui se chargent de raconter aux jeunes, au clair de lune, toutes ces histoires merveilleuses où les animaux se conduisent comme les hommes. Partagés entre la crainte de voir les méchants surgir à n'importe quel moment et le plaisir de connaître le fin mot de l'histoire, les enfants étaient tout ouïe. A l'époque de ma propre enfance, si l'électricité existait déjà, nous aimions plutôt voir les lucioles percer les ténèbres. Et nous nous éclairions à la lampe tempête. Nous étions heureux et nous ne connaissions pas ce mot barbare à la mode aujourd'hui : délestage.
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